Restitution de « l’étude de suivi de l’insertion des diplômés » du dispositif national

Mieux comprendre les trajectoires de la formation professionnelle pour un chemin efficace vers l’emploi.

Restitution de « l’étude de suivi de l’insertion des diplômés du dispositif national (public et privé) de la formation professionnelle » menée par l’Observatoire National de l’Emploi et de la Qualification (ONEQ) et financée via le Fonds d’Expertise et de Renforcement de Capacités (FERC) par l’Agence Française de Développement.

Chaque année, plus de 140 000 personnes au sein d’une même classe d’âge cherchent à accéder aumarché du travail tunisien. Cette jeunesse, qui représente plus de la moitié de la population, est la première victime du chômage alors que dans le même temps, les entreprises peinent à trouver les compétences requises pour leurs activités. La question de la formation des jeunes et de leur insertion socio-professionnelle constitue ainsi un enjeu fondamental pour la Tunisie. C’est pourquoi le Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi à travers son Observatoire National de l’Emploi et des Compétences (ONEQ), soutenu par l’AFD, a décidé de mener une étude nationale sur l’insertion des diplômés de la formation professionnelle.

Basée sur une importante enquête de terrain auprès d’un échantillon représentatif de 7217 diplômés du dispositif national de la formation professionnelle en 2012, ce travail permet d’améliorer significativement le niveau de connaissance sur les dynamiques d’insertion propres à la formation professionnelle.
Les résultats montrent que quatre ans après l’obtention d’un diplôme de formation professionnelle, 67,2% des jeunes sont en emploi, 28,4% au chômage et seulement 4,4% sont inactifs. Parmi les salariés, 62,5% sont satisfaits de l’emploi occupé et plus de la moitié déclarent que les compétences acquises lors de la formation sont utiles dans l’emploi exercé. Avec un chômage deux fois plus important, les femmes connaissent une insertion dans l’emploi beaucoup plus difficile que les hommes. En plus du genre, l’âge, le diplôme obtenu, la situation familiale, le secteur d’activité et la région ont un impact significatif sur le processus et la qualité de l’insertion des diplômés de la formation professionnelle.

Dans son allocution d’ouverture, Madame Saida OUNISSI, Ministre de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (MFPE), a souligné l’importance de cette enquête dans un contexte qui fait de l’insertion des jeunes et de l’adéquation des formations aux besoins des entreprises la pierre angulaire de la réforme du dispositif national de formation professionnelle : « Il est important de faire connaître au-delà des cercles d’experts et au plus près des familles les résultats de cette enquête qui montrent, à rebours des clichés, que la formation professionnelle peut être un chemin efficace vers l’emploi ».
Pour sa part Rohen d’AIGLEPIERRE, chargé de recherche Education et Emploi à la direction Innovation, Recherche et Savoirs de l’AFD, a souligné qu’aucune étude quantitative sur l’insertion des diplômés de la formation professionnelle n’avait encore été réalisée dans le contexte tunisien : « Tant pour le pilotage de l’offre de formation que pour l’orientation des jeunes, il est essentiel de disposer de données et d’analyses scientifiques sur les trajectoires d’insertion. Une production régulière de données devrait être accompagnée par la recherche tunisienne, et les différents acteurs clés du marché du travail, pour interpréter les résultats et proposer des de nouvelles solutions concrètes et efficaces ».

Les résultats de cette étude ont été discutés lors d’ateliers afin d’élaborer des recommandations. Elles permettront de nourrir l’ensemble des programmes dans le secteur pour permettre au système de formation professionnelle d’être davantage qu’aujourd’hui un tremplin pour les jeunes qui s’y orientent L’AFD, institution financière publique et solidaire, est l’acteur central de la politique de développement de la France. Elle s’engage sur des projets qui améliorent concrètement le quotidien des populations, dans les pays en développement, émergents et l’Outre-mer.

Intervenant dans de nombreux secteurs - énergie, santé, biodiversité, eau, numérique, formation, l’AFD accompagne la transition vers un monde plus sûr, plus juste et plus durable, un monde en commun. Son action s’inscrit pleinement dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD).

Présente dans 109 pays via un réseau de 85 agences, l’AFD accompagne aujourd’hui plus de 3 600 projets de développement. En 2017, elle a engagé 10,4 milliards d’euros au financement de ces projets. En Tunisie, l’AFD finance notamment, avec l’Union européenne, le PAFIP (Programme d’appui à la formation et à l’insertion professionnelles), qui constitue l’un des projets majeurs d’opérationnalisation de la réforme du Dispositif national de formation professionnelle et contribuera à la mise en oeuvre des recommandations tirées de la présente étude.
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Dernière modification : 27/02/2019

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